Vous êtes ici :   Accueil » Le canard colvert
Nous contacter
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
Agenda
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://verlin-demain.com/data/fr-articles.xml

Grâce à sa capacité d’adaptation, à un large éventail pour nicher ou hiverner et à sa grande tolérance vis-à-vis des dérangements, le Colvert est l’espèce d’oiseau d’eau la plus abondante dans l’hémisphère nord, atteignant sûrement un effectif total supérieur à 15-20 millions d’individus à la fois dans le Vieux et le Nouveau Monde.

En Europe, il n’existe pas de séparation nette entre son aire de reproduction et son aire d’hivernage. En France, la situation du Colvert est complexe. Il existe une population nicheuse dont une partie est sédentaire et l’autre migratrice, quittant le territoire en hiver.

Des individus d’origine nordique ou orientale viennent s’ajouter aux nicheurs autochtones sédentaires en hiver, alors que d’autres ne font que transiter par notre pays pour aller en Espagne ou en Afrique du Nord.

Les reprises de bagues effectuées dans l’Yonne on permit de démontrer qu’une partie des oiseaux présents en période migratoire étaient originaire d’Europe de l’est, notamment de Pologne.

Chez ces « becs plats » les individus ont des plumages différents selon la saison. Ainsi pendant la reproduction les mâles présentent une livrée éclatante alors que les femelles sont plus ternes.

Après cette période les mâles deviennent à leur tour sombre, ils arborent leur plumage « d’éclipse ». Les femelles vont en général muer plus tardivement dés que leurs jeunes seront élevés. Quoiqu’il en soit, le mâle colvert adulte, appelé « malard », a en période nuptiale, le cou vert métallique orné d’un fin collier blanc à la base, une poitrine brune et un manteau gris.

Son bec est jaunâtre et ses pattes orange soutenu, voire rouge brique. La femelle, appelée « bourre », a la tête chamois pâle et les plumes noisette cernées de brun foncé du reste du corps, donnent un aspect écailleux au plumage. En vol, une large bande bleue violet métal bordée de blanc, appelée « miroir », est visible sur l’aile

Outre les critères anatomiques, les canards se différencient par leur comportement. Le canard Colvert fait lui partie de la famille des canards de surface (ou barboteurs) qui trouvent leur alimentation principalement à la surface de l’eau ou sur le sol contrairement aux canards plongeurs qui s’immergent totalement pour trouver leur nourriture.

L’espèce se montre omnivore et opportuniste. Toutes sortes de graines peuvent être consommées ainsi que des insectes adultes et leurs laves, des mollusques …

Les zones de reproduction sont réoccupées de mi-février à début mai selon leur localisation. Le colvert est l’espèce la plus précoce de tous les canards. Généralement les pontes ne débutent qu’en mars. La cane couve seule une dizaine d’œufs pendant 27 à 28 jours.

Les jeunes nouvellement éclos quittent immédiatement le nid. Ils sont nidifuges. Dans les premières semaines de leur vie, ils sont très sensibles aux conditions climatiques. A noter que si la première couvée est détruite, une ponte de remplacement vient « limiter les dégâts ». Au bout de 50 à 60 jours les jeunes sont totalement indépendants et volants. Ils sont alors appelés « halbrans ».

Cette espèce qui représente la quasi-totalité des observations d’anatidés dans l’Yonne fait l’objet d’un suivi très complet de la part du monde de la chasse. Des comptages sont régulièrement organisés depuis plus de 15 ans. Pour l’hivernage, il est constaté une tendance à l’augmentation des effectifs avec un pic de près de 2 400 canards colvert en janvier 2003 sur les 13 sites de références icaunais. 

En ce qui concerne la reproduction, la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Yonne réalise un suivi sur 612 ha répartis en 16 zones sur le département. Les 6 années d’étude, font ressortir un accroissement de la population nicheuse. Cependant dans un souci de rigueur scientifique il s’avère nécessaire de poursuivre cette enquête pour confirmer cette courbe sur du plus long terme.

Les étangs favorables aux colverts et autres canards de surface doivent avoir une pente douce, des contours irréguliers et être recouverts de végétation aquatiques sur environ le tiers de leur surface, qu’il conviendra de faucarder régulièrement.



Vous êtes ici :   Accueil » Le canard colvert