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Tout comme la belette ou le blaireau, le putois fait partie de la famille des mustélidés. Il est présent dans toute l’Europe jusqu’à la Scandinavie centrale.

En France, on le rencontre partout mais de façon plus régulière au nord de la Loire. Il fréquente tous les habitats (zones boisées, bocages, plaines, voisinage des habitations) mais avec une préférence pour les zones humides. Facilement reconnaissable à ses bandes blanches sur la tête : une sur le museau, une au dessus des yeux et une au bout des oreilles, il arbore un pelage constitué de poils longs brun-noir laissant apercevoir une bourre jaunâtre, surtout sur les flancs.

La mauvaise odeur qu’on lui attribue, et qui le fait qualifier de « puant », est due à une substance odorante libérée par des glandes anales lorsqu’il se sent en danger. La femelle est deux fois moins lourde que le mâle, 0,7 kg pour 1,3 kg en moyenne chez le mâle. Le furet, qu’on emploie à la chasse au lapin, est un putois domestiqué, plus ou moins albinos.

Animal solitaire et nocturne, il adopte un comportement territorial net pour les individus du même sexe. Il exploite successivement des zones riches en nourriture qui peuvent être éloignées les unes des autres, ce qui l’amène parfois à parcourir jusqu’à 7,5 kilomètres en une seule nuit !

Beaucoup moins grimpeur que la fouine, il nage et plonge bien, attrapant des poissons. Selon la zone qu’il fréquente, il se nourrit principalement de rongeurs (campagnols, rats musqués, surmulots, …), de grenouilles mais aussi de lapin de garenne qu’il n’hésite pas à chasser dans les terriers. Il est friand d’oiseaux, de mollusques, de reptiles. La part des fruits et des végétaux est insignifiante si on la compare au régime alimentaire de la fouine.

Il commet parfois de grands dégâts dans les basses cours. Il tue sa proie d’une morsure au crâne ou à la nuque, la mange rarement tout de suite mais la traîne dans une cachette. Il peut constituer un véritable « garde manger » où il accumulera de nombreuses proies pour les périodes de disettes. Les études les plus récentes indiquent un degré de spécialisation plus prononcé qu’on ne le pensait jusqu’à présent. Le rut a lieu de mars à juin. Il s’accompagne de beaucoup de bruit et de cris, ne dit-on pas « hurler comme un putois !!! ».

Contrairement à ses cousines, comme la fouine ou l’hermine, il n’y a pas d’implantation différée de l’ovule. Après une gestation de 42 jours, la femelle met bas de 2 à 10 petits, qui restent aveugles pendant 14jours. En cas d’échec de la reproduction, il peut y avoir une deuxième portée. Les « nids » sont fait de plumes, de poils, et d’herbe sèche.

On les rencontre dans les meules de foin ou de paille, sous les racines des arbres ou dans des bâtiments. A l’âge de trois mois, les jeunes deviennent indépendants.

Espèce susceptible d’être classée « nuisible » en raison de son impact sur la faune et les petits élevages, le putois reste une espèce bien représentée dans l’Yonne.

Cependant l’assèchement des marais, la modification des cours d’eau, la disparition des mares, des bosquets, des haies et la raréfaction des ressources alimentaires à cause de la myxomatose, peuvent conduire à fragiliser l’état de ses populations.



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