Vous êtes ici :   Accueil » La perdrix rouge
Nous contacter
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
Agenda
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://verlin-demain.com/data/fr-articles.xml

Espèce répandue dans une grande partie de l’Angleterre, de l’Espagne et du Portugal, la perdrix rouge est présente sur plus de 60% de l’hexagone. La limite nord et est de son aire de répartition semble liée aux conditions climatiques.

Elle ne se rencontre pas là où il fait trop froid en hiver et où il ne fait pas assez chaud sur l’ensemble de l’année. Les densités de perdrix rouge sont souvent naturellement faibles, de 2 à 5 couples / 100 hectares, rarement 10 à 15 couples / 100 hectares.

Les régions qui lui sont les plus favorables sont le Languedoc Roussillon et Midi-Pyrénées. Le département de l’Yonne se situe en limite nord et est de son aire de répartition. Elle y fréquente principalement les espaces semi-ouverts avec des haies et des buissons.

La perdrix rouge se distingue de sa cousine la perdrix grise par une face blanche bordée d’un collier noir échancré, par un dos brun-olive-rouge et par un bec et des pattes rouge vif.

Elle présente de nombreuses similitudes de plumage avec son autre cousine la perdrix bartavelle, chère à Pagnol. Cependant, bien que cette dernière soit principalement localisée en zone de montagne, il arrive que des croisements se produisent de façon naturelle. Cet hybride fécond appelé « perdrix rochassière » subsiste le long de la zone de contact (entre 1 100 m et 1 500 m d’altitude) entre la rouge et la bartavelle.

A l’âge adulte, elle pèse environ 500 grammes. Il est très difficile de distinguer le « coq » de la « poule ». Seul un examen des pattes permet de sexer l’oiseau. En effet chez les adultes, la présence d’un ergot, parfois deux, bien développé sur chacune des pattes signifie qu’il s’agit d’un mâle, la présence sur une seule patte voire une absence totale de cette excroissance précise qu’il s’agit d’une femelle.

La distinction de l’âge se fait jusqu’à environ 2 mois par la taille. Passé ce stade, il est nécessaire d’examiner les 2 rémiges primaires extérieures qui sont les plus grandes plumes de l’aile. Elles ont l’extrémité pointue et jaunâtre chez les jeunes alors qu’elle est arrondie et non tachée de blanc jaunâtre chez l’adulte. Le chant émis le plus fréquemment le matin et le soir, est caractéristique de l’espèce : c’est un « tchouk-tchoukar-tchoukar ».

Sur le terrain il est fréquent de trouver des places de pouillage, en forme de dépression circulaire, où la perdrix prend des bains de poussière pour se débarrasser de ses parasites. La perdrix rouge adulte est essentiellement granivore et herbivore.

Les poussins de perdrix rouge semblent capable de digérer des graines dés l’âge de 2 jours alors que ceux de la perdrix grise en sont incapables avant l’âge de 10 jours. La part de matières animales (pucerons, fourmis, criquets, …) reste cependant prépondérante dans les 15 premiers jours.

La perdrix rouge est monogame. Le couple se forme vers la mi-février. Fin mai, la poule pond de 10 à 15 œufs dans une simple dépression à même le sol garnie de végétation et de plumes. Les sites de nids sont très variés selon les milieux mais souvent la poule choisit une zone non cultivée comme une haies ou une bordure de talus.

Certaines poules, au cours de leur première ponte sont capables de pondre deux couvées dans deux nids différents, dont l’un sera couvée par le coq, et l’autre par la poule. Ce phénomène de « double nidification » existe aussi chez des limicoles comme les bécasseaux et les pluviers.

Après 24 jours d’incubation les jeunes fraîchement éclos quittent le nid, accompagnés par les deux parents ou l’un d’entre eux si il y a eu double nidification. Le pic des éclosions a lieu début juillet soit 2 à 3 semaines après la perdrix grise. Si la première ponte venait à être détruite, la poule peut refaire une deuxième ponte dite de « recoquetage » de 8 à 9 œufs.

Les perdrix peuvent vivre jusqu’à 3-4 ans en moyenne. Cependant les mortalités sont importantes : ainsi à partir d’une douzaine d’œufs pondus par couple, 10 à 11 poussins éclosent et 2 à 8 d’entre eux atteignent l’âge adulte. En dehors de la chasse plus de la moitié des perdrix adultes meurent au cours de l’année.

Les causes de mortalité sont principalement : la prédation et les techniques culturales. Un piégeage efficace accompagné de la mise en place de cultures spécifiques et d’agrainoirs constitue avec une bonne gestion des prélèvements, les éléments clés pour développer les populations de perdrix rouge.



Vous êtes ici :   Accueil » La perdrix rouge